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Superheavy et les autres : les supergroupes sont-ils une vraie super idée ?

07/10/2011 - 16h42
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Superheavy et les autres : les supergroupes sont-ils une vraie super idée ?

Forcément, sur le papier, ça fait rêver. Superheavy (qui porte bien son nom) réunit cinq grosses stars sur un seul album : Mick Jagger, Damian Marley, Dave Stewart, Joss Stone et A. R. Rahman, compositeur de la B.O de Slumdog Millionaire. Mais le disque tient-il toutes ses promesses ? Pas vraiment. Pourtant monter un supergroupe (une formation all stars) revient sans cesse dans l'histoire du rock. Retour en cinq points sur ce business super répandu.

 

De supers ancêtres du côté du rock

C'est dans les sixties et les seventies, que le fantasme du supergroupe fleurit. On pouvait ainsi compter sur les excellents Crosby, Stills, Nash and Young (comprenant des membres des Byrds,

Buffalo Springfield et The Hollies), et les très fréquentables Cream : Eric Clapton (The Yardbirds, Bluesbreakers), Jack Bruce (Manfred Mann, Graham Bond Organisation) et Ginger Baker (Graham Bond).

A noter que le supergroupe est un concept presque exclusivement rock. En dehors du genre, on peut citer le Buena Vista Social Club (Eliades Ochoa, Ibrahim Ferrer, Compay Segundo, Ruben Gonzalez), les Trois ténors (José Carreras, Luciano Pavarotti, James Levine) ou Giants of Jazz : Dizzy Gillespie, Thelonious Monk, Kai Winding, Sonny Stitt, Al McKibbon et Art Blakey, un projet à la fois marketing et exigeant.

 

Une aventure super éphèmere

L'histoire du rock nous l'apprend : un supergroupe n’a pas vocation à durer bien longtemps (moins de 5 ans pour Audioslave, ou encore Electronic qui n’a été qu’un feu de paille). D'abord parce qu'il sert avant tout de récréation aux membres de formations se sentant parfois à l'étroit dans leur combo d'origine. The Raconteurs (avec Brendan Benson et la section rythmique de The Greenhornes) et Dead Weather (avec Alison des Kills), par exemple, ont permis à Jack White de sortir de règles strictes des White Stripes (l’utilisation exclusive du noir, rouge et blanc, de deux instruments, l’absence de basse).

Mais si ces projets là se sont montrés sont plutôt pérennes, la plupart du temps, le supergroupe est un one-shot, ce qui s'explique sans doute par les égos sur-dimensionnés de chacun des membres. Un groupe qui ne comprend que des leaders, on voit d’emblée venir le clash. On pense notamment à VoodooCult avec Chuck Schuldiner † (Death, Control Denied), Dave Lombardo (Slayer, ex-Testament, Fantômas), Mille Petrozza (Kreator, Tormentor), Waldemar Sorychta (Despair, Grip Inc) et Philip Boa qui n’aura ainsi duré que 1994 à 1995.

 

Une super manne à fric ?

Les projets « all star »  sonnent parfois surtout comme des projets montés par les artistes pour financer leurs impôts ou relancer une carrière.

Mais si sur le plan financier, certains, comme Cream ont rempli des stades, les ventes semblent varier selon la qualité intrinsèque des projets. Le projet Traveling Wilburys (1988-1990), qui ne réunit pas moins que George Harrison (The Beatles), Bob Dylan, Tom Petty (Tom Petty & The Heartbreakers), Jeff Lynne (Electric Light Orchestra) et Roy Orbison a été disques de platine et d’or.

Mais une addition de superstars ne veut pas systématiquement dire « gros pactole » à la clé. U.K., Danger Money, Detective, Blind Faith, ou encore Cactus sont tous des supergroupes qui n’ont pas cassé la baraque. Parce qu'un groupe, c'est avant tout une alchimie, et pas un casting all star façon blockbuster américain. Mais un supergroupe peut aussi voir le jour pour soutenir une bonne cause et récolter des fonds, comme USA for Africa ou les Enfoirés. Dans ces cas-là, les fins justifient les moyens.

 

De super disques ?

Si Superheavy ne convainc pas (leur album est comme l'indique le nom du groupe, un peu lourd), les supergroupes ont pourtant donné lieu à de bons disques. On pense à ceux de Gorillaz notamment… Tout le monde en a presque oublié que c'est un supergroupe à géométrie variable qui a réuni autour de Damon Albarn (Blur) des artistes comme Dan the Automator, Ibrahim Ferrer, Del The Funky Homosapien, Miho Hatori (Cibo Matto), Danger Mouse, De La Soul, Shaun Ryder (Happy Mondays) ainsi que le dessinateur Jamie Hewlett (Tank Girl) qui a crée les personnages virtuels du groupe. On réecoutera également avec plaisir The Last Shadow Puppets, Them Crooked Vultures, The Good, the Bad and the Queen…de rares supergroupes avec de super disques.

 

Par Violaine Schütz

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COMMENTAIRES
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Arf j'ai eu peur que vous ne parliez pas de Gorillaz! Il a fallu attendre la fin de l'article! A noter quer The Good, The Bad and The Queen, c'est aussi Damon Albarn... :)
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Anonyme | le 07/10/2011 à 20h36 | Signaler un abus
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