Les meilleurs albums posthumes

12/12/2011 - 17h49
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  • Jeff Buckley - Sketches for My Sweetheart The Drunk (1998)

     

    En attendant le biopic qui viendra certainement un jour, la petite entreprise du lutin d'Anaheim qui ne savait pas nager n'a pas connu d'arrêt significatif après sa mort. En 1998 sortait , un album double et projet le plus sérieux d'une discographie qui allait ensuite s'enrichir de plusieurs lives, DVD, compilations, etc. On ne l'a pas réécouté depuis un bail mais à l'époque, le disque ne nous avait pas paru si mal.

     

     

     

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  • Michael Jackson - Michael (2010)

     

    Lorsque Sony en sera à publier le dernier des 8 albums posthumes prévus par le contrat post-mortem de Michael Jackson, on se dira que ce constitué des derniers morceaux enregistrés par le roi de la pop n'était vraiment pas si mal. "Breaking News" est une chanson vraiment très chouette et Michael pas du tout l'album déshonorant qu'on a dit. Un bon exemple cependant des manipulations musicales effectuées sur des morceaux inachevés, Michael reste un album posthume créé quasiment ex nihilo.

     

     

     

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  • John Lennon et Yoko Ono - Milk and Honey (1984)

     

    Voilà un exemple d'album posthume qui ne s'en est pas si mal tiré. Travaillé pendant trois ans par Yoko Ono après l'assassinat de John Lennon, Milk And Honey n'est vraiment pas si mal dans son évocation d'un Lennon apaisé et père accompli (on rigole). L'alternance de chansons de son épouse et de lui fonctionne comme il faut, notamment sur les très bons "Borrowed Time" et "I'm Stepping Out".

     

     

     

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  • Johnny Cash - America V : A Hundred Highways (2006)

     

    La mort arrive même aux plus grands. Produit par Rick Rubin, comme les autres albums de la série American Recordings, America V est un exemple d'album fourre-tout. Composé de reprises, de quelques chansons originales et de réenregistrements, l'album de Johnny Cash est plutôt bien accueilli par la critique. Au menu, le beau "Love's Been Good To Me" et le monumental "I Came To Believe", laissé par l'homme en noir.

     

     

     

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  • The Notorious B.I.G. - Born Again (1999)

     

    Second album posthume de Notorious Big, après le célébré mais authentique en 1997, est constitué de chutes de studios et de couplets isolés enregistrés par l'artiste et qui n'avaient pas été utilisés sur d'autres titres. Du coup, on a demandé à des amis de la famille de monter des musiques dessus ou dessous, en même temps que d'autres amis éminents comme Eminem, Puff Daddy ou Method Man venaient combler les trous. Etrangement, le résultat n'est pas si mauvais.

     

     

     

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  • Jimi Hendrix - The Cry Of Love (1971)

     

    A sa mort en 1970, Jimi Hendrix travaillait sur son projet le plus ambitieux, un monstrueux quatrième album perdu en forme de double ou plutôt de triple album. C'est après ce Graal inachevé mais dont restaient sur le carreau de nombreux extraits et essais en couveuse, que courront tous les éditeurs posthumes de Hendrix pendant les 15 ans qui suivent. The Cry Of Love est de tous ces projets le premier et le plus digne. Mitch Mitchell notamment, le collaborateur le plus proche d'Hendrix, repasse par les studios pour tenter de terminer ou de compléter ce qui peut l'être. Le résultat est plutôt convaincant, donnant une bonne idée de ce qu'était le Hendrix terminal, équilibré, tout en basse et un tantinet apaisé. Dommage.

     

     

     

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  • Joe Strummer - Streetcore (2003)

     

    Cela faisait un bon moment, et même avant sa mort, que Joe Strummer ne tenait plus la grande forme musicale. Terminé par Martin Slattery et Scott Shields des Joe Strummer and The Mescaleros, son groupe, , est une tentative honorable pour Strummer (mort donc) de revenir vers ses anciennes amours punk rock. L'album est un peu médiocre mais aussi touchant. Les voix, en première prise, sont inégales, ce qui n'enlève rien aux qualités de plusieurs morceaux et notamment de quelques reprises comme le "Redemption Song" de Bob Marley et le "Silver and Gold" de Bobby Charles.

     

     

     

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  • Elliott Smith - From A Basement On A Hill (2004)

     

    Il s'en sera fallu d'un peu pour qu'Elliott Smith achève cet album qui, du coup, alterne les chansons simplissimes et celles qui sont soutenues par un son plus lourd. Avec un petit travail post-mortem, le résultat reste très émouvant et à la hauteur du songwriting inspiré et mélancolique de ce chanteur ignoré puis surcôté, dans un de ces mouvements de hausse des valeurs que la mort provoque. L'album aurait dû être un double. Il en reste des titres magnifiques comme "Don't Go Down" ou "King's Crossing".

     

     

     

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  • Janis Joplin - Pearl (1971)

     

    Le posthume à quelques exceptions est une affaire de mecs. Avant Amy, il y avait Janis Joplin dans un autre registre. est le quatrième album de la chanteuse et on considère qu'il était quasiment achevé quand celle-ci est morte d'une overdose. Un seul titre est laissé intact : l'instrumental "Buried Alive In The Blues", sur lequel elle n'avait pas encore posé ses vocaux. Avec le "Trust Me" de Bobby Womack en morceau préféré, Pearl est l'exception qui confirme la règle, le meilleur album de la chanteuse et un joli testament. Zut, partie trop tôt.

     

     

     

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  • Otis Redding - The Dock of The Bay (1968)

     

    Voilà un bon album posthume et qui plus est alors que le chanteur est mort deux ans avant dans un formidable... accident d'avion (encore mieux qu'une overdose pour entrer dans la légende). L'album est de surcroît excellent avec le titre éponyme en apothéose mais aussi une série de morceaux incroyablement bons et qui annonçaient un Otis Redding au sommet de son art. "Ole Man Trouble" et "Let Me Come On Home" s'écoutent sans fin. Immense.

     

     

     

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Nés après la mort de leur créateur, ils auraient pu ne jamais sortir des cartons. Inachevés ou pas complètement validés par l'artiste qui leur a donné le jour, les albums posthumes que nous avons rassemblés ont tous (ou presque) en commun d'avoir été retravaillés ou complétés à la naissance : travail de post-production, agencement des morceaux, arrangements ou pire ajouts de séquences chantées par des tiers ou rapées par-dessus la jambe, tous ont été victimes ou bénéficiaires de triturations post-mortem plus ou moins importantes ayant abouti à leur mise en vente. Chéris par les fans ou décriés pour l'entreprise commerciale qui les sous-tend, les albums posthumes jusqu'au récent Lioness d'Amy Winehouse sont autant des offrandes de croque-mort que des témoignages qu'il y a une vie après la mort.

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