Les pochettes d'albums les plus sexy

04/03/2011 - 14h39
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  • The Velvet Underground and Nico

     

    C'est la pochette la plus ambiguë de l'histoire du rock. Réalisée par l'artiste américain Andy Warhol pour le groupe le plus sulfureux de l'époque, The Velvet Underground & Nico, celle-ci ne semble pourtant représenter qu'une innocente banane. Erreur ! La banalité de cette image est rapidement niée grâce à l'ingéniosité de Warhol, qui propose aux acquéreurs de ce premier album des new-yorkais, de décoller le sticker recouvrant le fruit pour faire apparaître sa chair étonnamment... rose !

     

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    Un symbole phallique évident qui disparaîtra des tirages suivants de ce disque, accédant par la même occasion au statut envié de collector. Il fut repressé à l'image de l'original, avec son autocollant, en 2008.

     

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  • The Rolling Stones - Sticky Fingers

     

    Probablement impressionnés par la pochette du Velvet, les The Rolling Stones feront également appel au roi du Pop Art Andy Warhol pour réaliser celle de leur quatrième album, ("doigts collants", métaphore de la masturbation). Clin d'oeil à la fameuse banane, celle-ci représente des jeans étroits ne cachant rien de l'anatomie du modèle. De fait, la pochette, dotée d'une vraie fermeture éclair qui s'ouvre, révèle un slip "bien rempli".

     

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    En réalité, cette photo de Billy Name, membre de la Factory de Warhol est celle de l'entrejambe de Joe Dallesandro, acteur et sexe-symbole des 70's. Le système, aussi esthétique fut-il, posa des problèmes aux disquaires et aux ligues pour la vertu. Elle fut rééditée sans la vraie fermeture mais juste sa photo.

     

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  • Funkadelic - Free Your Mind And Your Ass Will Follow

     

    "Libérez votre esprit, et votre cul suivra", tout est dans le titre de cet album du supergroupe P-Funk afroaméricain Funkadelic mené par l'excentrique George Clinton. Sur sa pochette, une femme noire à la chevelure en bataille magnifiquement mise en scène, ouvre ses bras dans un "V" de la victoire érotico-politique (nous sommes en 1970, année de grands bouleversements) ce qui n'est pas sans rappeler une paires de jambes ouvertes, elles aussi, sur un tout autre buisson, dans une invitation qui fait écho au titre de l'album. Dans le domaine de l'érotisme musical, on aura rarement atteint de tel sommet en prenant des chemins aussi détournés pour finalement évoquer la sexualité militante d'une époque, dans toute sa crudité !

     

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  • The Strokes - Is This It

     

    Encore une polémique historique. Autour de la pochette du premier album des New yorkais de The Strokes, cette fois. Les garçons n'hésitant pas à y aller d'un peu d'insolence rock'n'roll avec un gentil flatage de croupe en gant de cuir noir. Une image magnifique, pourtant immédiatement censurée aux USA et remplacée par un étrange graphisme abstrait. Une évidence pourtant, le cuir, le noir, pour un disque qui signe justement le "retour du rock", mais aussi du garage et du post-punk à l'américaine en 2002. Juste à la limite du SM, photo classe en noir et blanc et sobriété, les Américains jouant clairement ici la carte du déjà vu, évoquant les grands anciens du Velvet Underground et l'imagerie porno chic de la fin des années 70 pour un disque historique. En savoir plus sur le cul en couv de Is This It.

     

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  • Roxy Music - Country Life

     

    Comment ne pas parler du de Roxy Music ? L'érotisme, la séduction fatale, c'est le grand truc de Bryan Ferry, cet érotomane averti. Un gars qui écrit des chansons comme "The Thrill of it All" ("Le frisson de tout ça") ou "All I Want Is You" ("Tout ce que je veux, c'est toi"). Chaque album du groupe s'ornera donc d'une photo de belle(s) fille(s), au pluriel ou au singulier (comme chaque album de Ferry en solo sera décoré d'un top model, le dernier en date n'étant autre que Kate Moss...) Sur Country Life, le groupe offre sa version de la vie à la campagne : tous à poil ! Naturel quoi. Une pochette qui semble bien pudique aujourd'hui, même si les plus malins (pervers ?) d'entre nous noterons la transparence des sous-vêtements, et surtout, l'attitude à la fois soumises et insolentes des deux modèles laissant voir pointes de seins d'un côté, et poils pubiens fournis de l'autre. Tout une époque.

     

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  • Bow Wow Wow - The Last of the Mohicans

     

    En 1980, l'ex-manager des Sex Pistols Malcolm Mclaren, jamais en reste pour provoquer la controverse fonde Bow Wow Wow. Un groupe composé d'ex-musiciens du groupe Adam & The Ants, accompagnés de la chanteuse Annabella Lwin, lingère de son état. Après avoir sorti un album révolutionnaire pour l'époque (il était proposé en cassette et uniquement sous ce support !), Bow Wow Wow fait scandale à cause de la pochette de leur premier EP (The Last Of The Mohicans). Celui-ci reproduisant le Déjeuner sur l'herbe d'Edouard Manet, les punks de Bow Wow Wow en lieu et place des personnages originaux. Problème, Annabella Lwin y apparaît complètement nue et elle n'est pas majeure ! La presse s'empare du scandale et la mère de l'intéressée attaque McLaren. Cela ne l'empêchera pas de réutiliser le photo pour le second album du groupe.

     

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  • Jimi Hendrix - Electric Ladyland

     

    Encore une pochette à caractère sexuel au destin étrange. C'est en 1968 que paraît cet album essentiel de la discographie d'un des plus grands guitaristes de rock. C'est aussi son dernier avec les "Experience". On dit que Jimi Hendrix désirait une photo de Linda Eastman, représentant le trio en compagnie d'enfants face à une statut d'Alice au pays des merveilles. En Angleterre pourtant, son label décida de reproduire une photo de femmes nues, sorte de paradis féminin où "70 vierges" alanguies - certaines tenant dans leurs mains les précédents albums du Jimi Hendrix Experience - semblent attendre leur étalon. Un choix qui ne se révèle pas vraiment féministe il est vrai, pour un personnage connu pour son rapport ambivalent et dominateur avec les femmes. Aux États-Unis, pays plus puritain, Reprise Records remplace cette pochette par une autre, moins "provocante" selon les critères de l'époque, par un portrait saturé de couleur et en très gros plan, du guitariste.

     

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  • Prince

     

    Magnifique photo suintant le sexe sans une once de sexe véritable, le pochette de , le premier album éponyme du génie de Minneapolis. Preuve que même en l'absence d'expositions franches et massives de rondeur féminine ou de renflement masculin chelou, un photographe et un graphiste peuvent accoucher d'une image emblématique de tout ce que la sexualité représente, en toute pudeur et sans excès. Entièrement basée sur l'ambiguïté et l'androgénie du modèle, la pochette de cet album de Prince, est remarquable dans son genre, exposant uniquement le torse quasi-glabre de l'artiste et son visage, mélange d'innocence et d'arrogance, invite silencieuse aux ébats les plus licencieux, qu'ils soient conjugués au féminin ou au masculin.

     

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  • Kanye West - My Beautiful Dark Twisted Fantasy

     

    On a beaucoup glosé sur le travail de Kanye West autour de son septième album. Pour , disque aussi ambitieux que mégalo, le rappeur américain débarque avec un mini-film de 35 minutes qui déclenche à lui seul une vaste controverse. Musique classique, un mouton, des enfants, un orchestre écossais, un feu d'artifice, de la tôle froissée, un trip super-héros bizarre et notre héros qui finit par séduire une femme oiseau. L'album lui, bénéficie d'une pochette signée par George Condo, le représentant avec un sourire lubrique faisant la bête à deux dos avec une femme-oiseau sans bras, dans le plus pur style des caricatures racistes des années 40. Jugée provocante, elle est censurée par certains disquaires et sera commercialisée sous une pochette alternative du même artiste représentant une danseuse de ballet.

     

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  • Sébastien Tellier - Sexuality

     

    Une pochette du français Sebastien Tellier autour duquel les spécialistes peinent encore à se décider : Mauvais goût assumé, ou second degré et humour décalé ? Tellier, chevauchant un pur sang dans les collines et vallée d'un corps féminin faisant écho aux textes savamment kitsch et pourtant pleine d'émotion d'un disque qui, à la manière des grands chanteurs français (on pense à Christophe) fut loin de faire l'unanimité malgré son retentissement public. Les amateurs de l'oeuvre de Tellier, eux, y verront le reflet de l'amour de l'intéressé pour les années 70, ses compositeurs-interprètes et l'imagerie qui accompagne cette époque, souvent jugée ringarde. Avec ses clips et cette pochette, l'artiste se crée pourtant une univers qui marquera la production française de son empreinte indélébile.

     

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  • Christina Aguilera - Stripped

     

    Jusqu'à ces dernières années, la chanteuse américaine n'a jamais hésité à jouer l'ambivalence, ni a dévoiler ses formes. Pourtant, c'est presque à son insu qu'elle réussi à choquer le public le plus conservateur en 2002. En effet, quand l'album sort accompagné de son single, l'évocateur "Dirrty" (avec deux "R"), beaucoup d'associations s'insurgent contre la photo représentant l'artiste torse nue. A première vue, rien de bien outrageant ici, si ce n'est que le photographe à choisi d'habiller son modèle d'un pantalon de cow-boy blanc, dont l'entrejambe, lui, est d'un noir d'encre. De loin, on a réellement l'impression de voir Christina Aguilera complètement nue (et doté d'un impressionnant buisson) ! Cet effet, voulu ou non (?) classera l'album parmi ceux comportant la plus érotique pochette de ces dix dernières années. Pour d'autres, ce sera la plus nulle.

     

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  • Ween - Chocolate and Cheese

     

    Originalement dédié à l'acteur canadien John Candy mort en 1994 (soupçonné d'être gay), ce cinquième album de Ween, les barjots de Philadelphie devait bénéficier d'une illustration à la Tom de Finlande, représentant un marin gay outrageusement monté (comme toujours chez cet auteur). Essuyant le refus de leur label, les feux frères Dean et Gene Ween se sont donc décidés pour le total opposé, : une photo du modèle Ashley Savage dont l'avantageuse poitrine se trouve bien à l'étroit dans sa petite  brassière tandis que la taille est tout juste couverte d'une ceinture de boxeur à la gloire de Ween. La back cover montre clairement le bas des reins d'Ashley. Du gâteau ! A noter que la photo de face a dû être recadrée car elle dévoilait "trop de poils pubiens", selon le label.

     

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  • Katy Perry - Teenage Dream

     

    D'un kitsch totalement assumé, le pochette de de l'américaine Katy Perry est elle aussi l'héritière d'une petite tranche d'histoire de l'érotisme. Vraisemblablement influencée par la l'imagerie vintage de Dita Von Teese, elle est réalisée par la photographe Emma Summerton, puis peinte sur toile par Will Cotton. L'image dévoile les formes de l'artiste, lascivement allongée sur un nuage de barbe à papa, tandis que le titre de l'album, lui, est dessiné en sucres d'orges. Un vrai rêve d'adolescent, mêlant gourmandise et sexualité (ou sexualité gourmande, comme vous voulez) tout en restant assez prude pour s'insinuer sans risque dans les chambres de vos enfants. La pochette fera tout de même scandale, puisqu'une version "explicite" sera distribuée sous forme de digipack, accompagné d'une photo intérieure montrant l'artiste sans le nuage sucré pour lui protéger les fesses.

     

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  • 2 Live Crew - As Nasty As They Wanna Be

Des corps un peu dénudés, des attributs, des formes mais pas que. Dans l'histoire de la musique, certains groupes ont opté pour la pochette sexy, mettant de côté l'option "salace" et trop démonstrative et facile pour une approche plus subtile, suggestive et décalée. Ces choix ne sont pas anecdotiques. Ces pochettes ont leurs histoires, elles ont souvent eu à faire à la morale et la censure. Elles sont le reflet de leur temps et ont participé à leur manière à l'évolution des moeurs de leur époque.Comment photographes, graphistes, artistes musicaux, maisons de disques ont-il représenté le "sexe" sur des pochettes d'albums ? Galerie de 12 couvertures d'albums considérés comme sexy.

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