Le Loup et le lion
StudioCanal

Ce nouveau film familial consacré à la vie sauvage sort aujourd'hui au cinéma.

Il y a trois ans, Gilles de Maistre bluffait le public avec son film Mia et le lion blanc, notamment pour ses scènes où l'animal sauvage jouait avec la jeune héroïne. Des séquences tournées "en vrai", après plusieurs mois de cohabitation entre la comédienne adolescente et le lionceau devenant adulte. Ce tournage hors normes, encadré par le zoologiste Kevin "l'homme qui murmurait à l'oreille des lions" Richardson, a donné au cinéaste l'envie de filmer à nouveau des animaux dans la nature. Il signe ainsi Le Loup et le lion, qui sort ce mercredi au cinéma. Voici la critique de Première.

Mia et le lion blanc : Les scènes où Mia joue avec le félin adulte sont à couper le souffle [critique]

Trois ans après le carton de Mia et le lion, Gilles de Maistre renoue avec cette idée d’un spectacle familial célébrant les animaux sauvages à la liberté menacée par l’homme et cette idée (qu’on retrouve aussi dans son docu Demain est à nous) que le salut viendra de la jeune génération. Son héroïne a ainsi 20 ans. Et en venant s’installer, à la mort de son grand- père, dans la maison de son enfance, elle se retrouve à élever en cachette un louveteau et un lionceau qui grandissent comme des frères avant que le secret soit éventé et le duo séparé de force. Parler de recette serait faire injure au réalisateur à la démarche sincère. Mais son récit se noie trop dans les bons sentiments au fil de rebondissements téléphonés. De Maistre aurait gagné à couper les échanges souvent insipides entre humains, petits et grands, pour privilégier son point fort : les moments où l’on suit juste ce loup et ce lion vagabonder.


Gilles de Maistre : "Mia et le lion blanc a été acheté partout dans le monde… sauf en Afrique du Sud"