Nom de naissance de la Fayette
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Biographie

La courEn 1655, elle a 21 ans et épouse le comte de La Fayette, un homme de dix-huit ans son aîné, dont elle aura deux fils. Ce mariage arrangé par sa mère lui vaut une vie sans tumulte. Les époux adopteront un mode de vie qui les satisfera tous les deux : elle fréquentera les salons parisiens, tandis que le comte restera sur ses terres d'Auvergne. Madame de La Fayette se lie d'amitié avec Henriette d'Angleterre, la future duchesse d'Orléans. Cette amitié lui vaudra de pénétrer dans les cercles les plus intimes de la royauté.  En 1662, madame de La Fayette fait paraître anonymement La Princesse de Montpensier. En 1655, elle noue une relation d'amitié avec La Rochefoucauld , l'auteur des Maximes . Leur relation durera jusqu'à la mort de La Rochefoucauld, en 1680. Grâce à ce dernier, madame de la Fayette rencontre Racine, Corneille, Boileau et beaucoup d'autres. Elle dira de lui : « M. de La Rochefoucauld m'a donné de l'esprit, mais j'ai réformé son coeur. » Jusqu'en 1680, Madame de la Fayette écrit des romans et des nouvelles. Mais elle ne les signe pas car elle pense qu'une femme de son rang ne peut pas être auteur. Elle joue un rôle diplomatique sur la fin de sa vie, auprès de la cour de Savoie, et s'éteint en 1693. Un roman classique ? Le roman le plus célèbre de madame de La Fayette est La Princesse de Clèves, édité anonymement pour la première fois en mars 1678. A la jonction du courant précieux et du courant tragique, il met en avant, à travers les amours malheureuses de la princesse de Clèves, la disjonction entre être et paraître caractéristique de la cour de Louis XIV. Cette oeuvre, dont le succès ne s'est jamais démenti, passe pour être le premier véritable roman français et un prototype du roman psychologique. En peignant le malheur des femmes qui ont faut un mauvais mariage, Madame de la Fayette exprime une vision très pessimiste de la condition féminine de la fin du XVIIème siècle. L'héroïne de la Princesse de Clèves est une femme lucide et résistante. Pour ne pas céder à la tentation du duc de Nemours, elle choisit le couvent, afin d'échapper à la jalousie. La sincérité de son personnage et son renoncement au monde suscitèrent une véritable querelle littéraire à l'époque, portée par des détracteurs de l'oeuvre qui accusent un manque de vraisemblance.   Voir la fiche de La Princesse de Clèves sur alalettre