Toutes les critiques de En Ville

Les critiques de Première

  1. Première
    par Isabelle Danel

    Le premier long métrage de fiction de la documentariste Valérie Mréjen (Valvert, Pork and Milk) et de son scénariste et compagnon, Bertrand Schefer, frise tellement la caricature du film d’auteur qu’il finit par marquer contre son camp. Cette évocation des errances d’une jeune fille en fleur nommée Iris (avec questionnaire de Proust inclus !) se contente d’aligner des scènes sans parvenir à donner chair aux rôles secondaires – à l’exception de celui d’Adèle Haenel, meilleure copine et superchipie. Heureusement, En ville est sauvé du désastre par Lola Créton. L’avenir de cette gracile révélation de 17 ans est bien plus certain que celui de son personnage.

Les critiques de la Presse

  1. Fluctuat
    par Eric Vernay

    Avec En Ville, la plasticienne-documentariste Valérie Mréjen et le philosophe-romancier Bertrand Schefer réalisent leur premier long métrage de fiction à quatre main. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, ce film trop prévisible, aux couleurs aussi usées que ses thèmes, vaut surtout pour son duo d'acteurs, Lola Créton et Stanislas Mehrar.

  2. Nouvel Obs
    par Guillaume Loison

    Dans une petite ville portuaire, une adolescente croise un photographe quadragénaire. Elle se complaît à se perdre dans une incertitude amoureuse, lui aime saisir des zones intermédiaires et plonger dans un "état d’ennui". En résulte une amitié amoureuse piquée de sensualité sous-jacente que les deux jeunes cinéastes étayent avec une application un peu scolaire, voire un fond de préciosité qui dessèche le film en son sein. Mais l’essentiel est préservé par l’évidence du binôme d’acteurs Lola Créton-Stanislas Merhar, deux forces magnétiques éthérées.

  3. StudioCiné Live
    par Clément Sautet

    On s’ennuie tant il ne se passe rien.

  4. Positif
    par Vincent Thabourey

    La balade au cœur de décors industriels est charmante, désinvolte, mais terriblement fade. (…) Cette quête d’idéal, engoncée dans un esthétisme de bon aloi, pèche ainsi par sa distanciation exacerbée, sa surcharge de finesse.

  5. Les Cahiers du cinéma
    par Jean-Philippe Tessé

    Un peu d'errance et quelques discussions sur draps blancs plus tard, on à déjà fait le tour de ce gros court métrage qui n'a rien à dire et qui ne sait pas comment le raconter.