Toutes les critiques de Révolution Zendj

Les critiques de Première

  1. Première
    par Damien Leblanc

    Un journaliste algérien se rend à Beyrouth et étudie, entre rêves oubliés et espoirs déçus, le concept de "nation arabe". Dans le même temps, un entrepreneur américain tente de s’implanter en Irak tandis qu’une jeune Gréco Palestinienne réactive les utopies politiques de ses ancêtres. Fidèle à son style de cartographe qui trace des frontières symboliques, Tariq Teguia (auteur de "Rome plutôt que vous" et d’"Inland") s’interroge sur les luttes démocratiques qui se jouent dans le bassin méditerranéen et privilégie la beauté plastique à la construction solide de personnages. S’appuyant sur des dialogues répétitifs (il est beaucoup question de fantômes) qui surlignent le sens à donner aux images, "Révolution Zendj" sait pourtant regarder l’avenir avec rage et détermination.

Les critiques de la Presse

  1. Les Inrocks
    par Serge Kaganski

    Un film poétique, sensoriel, d’une esthétique toujours inspirée et stimulante, toujours 
en mouvement, jamais figée, un film sur la permanence de l’idée révolutionnaire hier et aujourd’hui, ici et ailleurs. 
Avec peu de moyens, beaucoup de travail et de temps, et surtout pas mal de talent, Tariq Teguia atteint une beauté saisissante.

  2. Le Monde
    par Isabelle Regnier

    Le film donne l’impression, tenace et galvanisante, d’être face à une œuvre qui, mieux qu’aucune autre aujourd’hui, saisit l’essence du contemporain – dans sa complexité, ses stratifications, ses interconnexions, ses porosités…

  3. Critikat.com
    par Quentin Le Goff

    "Révolution Zendj" est le plus optimiste de tous les films de Teguia, en tout cas le plus féroce, le plus apprêté au combat. Il est aussi son plus abouti puisqu’il trouve dans cette éternelle transformation de la contestation l’espoir, l’horizon indépassable et insaisissable que les premiers plans de Rome plutôt que vous cherchaient en vain.

  4. Télérama
    par Pierre Murat

    Tariq Teguia filme en plans extrêmement travaillés, lents et beaux, qui provoquent à la fois la réflexion et l'émotion. Si Jean-Luc Godard n'est pas loin, mais pas le meilleur Godard, hélas, c'est dans les pas de Michelangelo Anto­nioni­ que marche le cinéaste.